Hier soir s'est tenue une réunions spéciale de la commission scolaire du Conseil Municipal élargie à l'ensemble de la communauté éducative.
La FCPE regrette l'absence du "service Jeunes", de représentants de la PMI, du RASED, de la CAF (contrat enfance et contrat Temps libre), de la DDJS.
Etaient présents en plus des élus, le Maire pour une partie de la réunion, le 1er maire-Adjoint et le Maire adjoint délégué aux affaires scolaires, les directeurs des écoles maternelles et élémentaires, les représentants des associations de parents d'élèves, l'inspectrice et une conseillère pédagogique de disctrict.
La réunion a débuté par l'exposé des travaux et des investissements pour un bilan du Plan école 2001/2008 avec des aspects budgets de fonctionnement.
A une présentation par les élus en terme de développement, un directeur a répondu en terme de rattrapage de retard.
Les participants ont été invités à faire part de leurs besoins pour les années à venir pour que l'école reste opérante pour les générations futures.
Les besoins immédiats ont été rappelés : la résolution rapide des dysfonctionnements concernant le ménage, l'informatique, les qualifications et la fidélisation des animateurs (réintroduction des référents, formations plus abouties que le BAFA, équilibre entre permanents et vacataires....), les horaires de la sieste (comment travailler en partenariat, comment sortir de la logique mes élèves, ma classe, mon matériel pédagogique...., comment donner confiance aux uns et aux autres ? comment introduire l'Agenda 21 dans les démarches de travail ?), la sécurité aux abords des écoles (barrière rue Favre, agents de circulation, fermeture des portes...).
Nous invitons les représentants de parents à soumettre au plus vite pour les conseils d'école de novembre et le plan école, les demandes d'amélioration d'accueil dans les écoles.
L'inspection éducation nationale s'est dite favorable à ce que la question de la sieste soit mise à l'ordre du jour des conseils d'école. Les élus se sont dit ouverts à l'étude du sujet par la voix du 1er maire-Adjoint. Les directeurs d'école trouvent cela difficile à réaliser en respectant les temps de pause des personnels.
Autres thèmes abordés
le pédibus : la FCPE a exprimé ses réserves sur un non service public, et indiqué qu'elle fournirait des exemples de ce qui se passe ailleurs...)
le service minimum en cas de grève : la FCPE a exprimé son désaccord concernant la non qualification des volontaires qui met en insécurité physique, morale et affective les enfants. Elle est solidaire avec l'expression de l'UDPV concernant le fait que les parents se soucient d'abord de la qualité de l'accueil et de l'accompagnement et pas seulement de la garde des enfants à n'importe quel prix éducatif !!!!
c'est pourquoi, il faut lutter contre la privatisation rampante par la baisse de qualité voulue de l'éducation nationale et des accueils jeunes mineurs !!!!
Les parents font encore confiance aux services publics d'éducation d'Etat (école) et territoriaux (Accueils jeunes mineurs), il ne faut pas détruire cette confiance au risque de perdre l'école de la République !!!!
Parents d'élèves des écoles publiques maternelles et élémentaires, et du collège
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Ministères Éducation Nationale, Jeunesse, Vie Associative, Culture
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7 octobre 2008
7 juin 2008
Protection des mineurs accueillis hors du domicile parental
Protection des mineurs
La FCPE demande que le temps de midi soit déclaré à Jeunesse et sports pour bénéficier d'un accueil éducatif :
La réglementation concernant l’accueil des mineurs a été récemment modifiée par les textes suivants :
- Décret du 26 Juillet 2006, relatif à la protection des mineurs accueillis hors du
domicile parental et modifiant le code de l’action social et des familles.
- Arrêté du 1er Août 2006, relatif aux séjours spécifiques.
- Arrêté du 22 Septembre 2006, relatif à la déclaration préalable aux accueils des
mineurs.
- Arrêté du 25 Septembre 2006, relatif à la déclaration préalable des locaux.
- Circulaire du 22 Novembre 2006, relative à la mise en œuvre de l’aménagement
du régime de protection des mineurs accueillis pendant les vacances et les loisirs.
La nouvelle typologie distingue 7 types d’accueil de mineurs avec ou sans hébergement.
Elle comprend une procédure obligatoire de déclaration du séjour auprès de la DDJS à partir de 7 mineurs accueillis et ce 2 mois avant le début de la période envisagée.
En cas d’ hébergement, cette procédure est applicable dès la première nuit.
Dans le cas contraire, la déclaration interviendra pour un séjour d’une durée minimum de 14 jours continus ou discontinus.
Tous les locaux où sont hébergés des mineurs (nuitée), en dehors du temps scolaire, doivent faire l’objet d’une déclaration par leur exploitant, au moins deux mois avant le début de l’accueil envisagé, auprès de la Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports.
Cette déclaration ne doit pas être renouvelée, sauf en cas de modification.
A titre transitoire, les locaux accueillant des mineurs et ayant déjà fait l’objet d’une autorisation de première ouverture, ont jusqu’au 01 Mai 2007 pour effectuer cette nouvelle déclaration.
Les imprimés peuvent être téléchargés sur les sites Internet des Directions Régionales de la Jeunesse et des Sports.
La FCPE demande que le temps de midi soit déclaré à Jeunesse et sports pour bénéficier d'un accueil éducatif :
- passage des effectifs et des qualifications d'encadrement adulte à 1 animateur pour 12 enfants de plus de 6 ans et de 1 animateur pour 8 enfants de moins de 6 ans. Actuellement 1 adulte pour 50 enfants !!!!
- offre de loisirs et accueil aménagé sur les 2 heures de temps de midi
La réglementation concernant l’accueil des mineurs a été récemment modifiée par les textes suivants :
- Décret du 26 Juillet 2006, relatif à la protection des mineurs accueillis hors du
domicile parental et modifiant le code de l’action social et des familles.
- Arrêté du 1er Août 2006, relatif aux séjours spécifiques.
- Arrêté du 22 Septembre 2006, relatif à la déclaration préalable aux accueils des
mineurs.
- Arrêté du 25 Septembre 2006, relatif à la déclaration préalable des locaux.
- Circulaire du 22 Novembre 2006, relative à la mise en œuvre de l’aménagement
du régime de protection des mineurs accueillis pendant les vacances et les loisirs.
La nouvelle typologie distingue 7 types d’accueil de mineurs avec ou sans hébergement.
Elle comprend une procédure obligatoire de déclaration du séjour auprès de la DDJS à partir de 7 mineurs accueillis et ce 2 mois avant le début de la période envisagée.
En cas d’ hébergement, cette procédure est applicable dès la première nuit.
Dans le cas contraire, la déclaration interviendra pour un séjour d’une durée minimum de 14 jours continus ou discontinus.
Tous les locaux où sont hébergés des mineurs (nuitée), en dehors du temps scolaire, doivent faire l’objet d’une déclaration par leur exploitant, au moins deux mois avant le début de l’accueil envisagé, auprès de la Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports.
Cette déclaration ne doit pas être renouvelée, sauf en cas de modification.
A titre transitoire, les locaux accueillant des mineurs et ayant déjà fait l’objet d’une autorisation de première ouverture, ont jusqu’au 01 Mai 2007 pour effectuer cette nouvelle déclaration.
Les imprimés peuvent être téléchargés sur les sites Internet des Directions Régionales de la Jeunesse et des Sports.
10 mai 2008
sieste, développement cognitif et respect de l'enfant : une révolution culturelle ?
Que faire pour faire respecter le droit au sommeil des tout petits d'hommes ?
Argumenter toujours et encore !!!!???
Quelques ressources pour contribuer à la réflexion collective de la communauté éducative ...
Dormir, c'est vivre aussi !!
Eduquer au sommeil
Respect du rythme de l'enfant
Les rythmes psychophysiologiques de l'enfant
" Sommeil mon ami "
Le sommeil dans la journée
"Une sieste est souvent nécessaire pour compléter la nuit. La durée dépend du besoin de récupération de l’enfant. Il faudrait pouvoir laisser l’enfant se réveiller tout seul ou l’aider par des bruits ambiants légers. Ne cassons pas la sieste à un mauvais moment. Respectons le besoin de sieste, ne l’imposons pas si elle n’est pas nécessaire. Une pause en début d’après-midi est bénéfique pour tous. Aménageons pour chaque enfant les meilleures conditions d’espace et de temps de repos après le repas."
Extraits de la brochure "sommeil mon ami" du Comité français d’éducation pour la santé
Eloge de la sieste
Faut-il ou non organiser la sieste ?
A quoi sert ce temps de repos ?
Autant de questions que nous avons posé au Dr Delormas (membre de l’ADESSI de l’Isère)
Je dors donc je crois ...
On a mis en évidence la sécrétion d'une hormone de croissance, qui n'a lieu pratiquement que pendant certains stades de sommeil, si ces stades sont supprimés, l'hormone de croissance n'est pas sécrétée. Cette hormone favorise la croissance et la réparation des tissus et cellules usées. Pendant le sommeil (et plus particulièrement le sommeil paradoxal) d'autres fonctions mentales et psychiques s'opèrent : mémorisation, organisation des informations acquises dans la jour -née, résolution des tensions accumulées le jour…
Digérer n’est pas jouer
L'après repas correspond à un “coup de pompe" universel. Toutes les études confirment que ce n'est pas le meilleur moment pour les acquisitions nouvelles, ni pour les activités sportives. C'est le temps de roue libre, de repos, de récupération.
Chacun selon ses besoins
Chez les moins de quatre ans, la sieste est pratiquement physiologique. Une tranche de sommeil est un complément pratiquement indispensable au sommeil de nuit. L'organisation des locaux et du temps de sommeil est à prévoir pour tous les enfants de cet âge aussitôt après le repas et il faudrait que la sieste ne se poursuive pas trop tard dans l'après-midi. Quelques enfants, rares, n'ont plus besoin de dormir : respecter leur différence.
Chez les quatre-six ans, certains n'ont plus besoin, ni envie de dormir. Ils ont cependant besoin de récupérer. Leur proposer avec insistance et conviction la sieste, mais ne pas les forcer. Prévoir une salle pour ceux qui ne dorment pas et pour ceux qui se réveillent au fur et à mesure.
Prévenir
On ne peut pas faire dormir un enfant sur ordre mais on peut favoriser son endormissement…
Adoucir la séparation du coucher, accepter ce qui sécurise (pouce, nounours…).Tout ce qui apporte calme et sérénité est favorable au sommeil. Tout ce qui entraîne stress, excitation, inquiétude nuit au sommeil.
Une recommandation : prévenir l'enfant un peu avant le coucher pour ne pas le couper brusquement de ses activités.
http://www.agiem.fr/faq/position_06.htm
"Aménager les horaires des ATSEM pour que les petits qui déjeunent au restaurant scolaire puissent commencer leur sieste aussitôt la fin du repas. "
Document «Pour une scolarisation réussie des tout petits» - Ministère- DESCO – 2000
«... La sieste organisée dans l'école, pour les enfants qui ont déjeuné à la cantine, doit être située le plus près possible du repas. En effet, pendant la digestion, l'essentiel de l'activité physiologique du tout jeune enfant est détournée vers cette fonction essentielle à sa santé et il serait absurde, au même moment, de la pousser à des jeux animés ou à des courses dans la cour de récréation.»
(...)
Voir cédérom «La Petite section à l’école maternelle» - collection Ecole Maternelle : Les outils de l'AGIEM
http://webpublic.ac-dijon.fr/ia/nievre/maternelle/documents/dejeuner_et_sieste.htm
Des moments sensibles
Déjeuner et sieste
Même si les enseignants de l'école maternelle ne sont pas directement impliqués dans le contrôle du déjeuner pris à l'école, ce moment est si important pour les tout-petits qu'il ne peut être laissé hors du champ de réflexion qui a présidé à la mise en place du projet éducatif les concernant. Le déjeuner des tout petits devrait comporter un menu spécial et être décalé par rapport à celui des autres classes pour mieux s'adapter au rythme des plus jeunes. Il est important qu'ils apprennent à goûter à tout, mais évidemment sans être forcés si l'on ne souhaite pas au contraire susciter des rejets tenaces. L'enseignant est un élément de référence, tout du moins au début de l'année, il rassure les enfants. Le personnel d'encadrement de la cantine est en général stable, et apprend à connaître les enfants. On peut envisager avec lui comment aider du mieux possible les tout petits. Il est utile de prévoir dans ce cas un moment de formation spécifique avec un médecin de santé scolaire ou, éventuellement, un nutritionniste. Tous les enfants ne mangent pas à la cantine, il faut étudier au cas par cas la situation de ceux qui vont manger chez eux. Certains d'entre eux peuvent avoir besoin, au moins provisoirement, de ne pas revenir à l'école l'après-midi. Ils peuvent être repris soit par les parents, soit par une assistante maternelle qui leur permettra de mener une vie plus calme dans un milieu plus intime. Ils peuvent aussi bénéficier, hors de l'école, d'un moment de sieste plus confortable et plus long. S'ils se réveillent assez tôt, on peut imaginer qu'ils reviennent à l'école (l'heure en est déterminée avec la maîtresse).
Tout est modulable dans le courant de l'année, au fur et à mesure que l'enfant grandit, et que son rythme de vie change.
La sieste organisée dans l'école, pour les enfants qui ont déjeuné à la cantine, doit être située le plus près possible du repas. En effet, pendant la digestion, l'essentiel de l'activité physiologique du tout jeune enfant est détourné vers cette fonction essentielle à sa santé et il serait absurde, au même moment, de le pousser à des jeux animés ou à des courses dans la cour de récréation. Les enfants doivent avoir un «endormissement» calme, dont le rituel est parfaitement établi. Là aussi, la maîtresse et l'ATSEM sont les éléments de référence. Les enfants sont déshabillés (on ne dort pas avec sa robe ou son pantalon), leurs vêtements sont regroupés (dans une corbeille par exemple). Quand ils se réveillent, ils s'habillent avec l'aide de l'ATSEM et de la maîtresse. C'est l'un des moments privilégiés pour raconter une histoire, lire un album avec le petit groupe des premiers réveillés.
La surveillance de la sieste peut être assurée par une ATSEM libérant ainsi l'enseignant, soit pour des activités décloisonnées avec d'autres classes si tous ses élèves dorment, soit pour des ateliers ou des activités en petits groupes si une partie de ses élèves ne dort pas. Dans certains cas, l'enseignant ne peut se départir de la surveillance de la sieste. Il peut, toutefois, organiser celle-ci de manière à s'occuper à la fois de ceux qui ne dorment pas (pour des activités silencieuses et calmes) et de surveiller ceux qui dorment.
Argumenter toujours et encore !!!!???
Quelques ressources pour contribuer à la réflexion collective de la communauté éducative ...
Dormir, c'est vivre aussi !!
Eduquer au sommeil
Respect du rythme de l'enfant
Les rythmes psychophysiologiques de l'enfant
" Sommeil mon ami "
Le sommeil dans la journée
"Une sieste est souvent nécessaire pour compléter la nuit. La durée dépend du besoin de récupération de l’enfant. Il faudrait pouvoir laisser l’enfant se réveiller tout seul ou l’aider par des bruits ambiants légers. Ne cassons pas la sieste à un mauvais moment. Respectons le besoin de sieste, ne l’imposons pas si elle n’est pas nécessaire. Une pause en début d’après-midi est bénéfique pour tous. Aménageons pour chaque enfant les meilleures conditions d’espace et de temps de repos après le repas."
Extraits de la brochure "sommeil mon ami" du Comité français d’éducation pour la santé
Eloge de la sieste
Faut-il ou non organiser la sieste ?
A quoi sert ce temps de repos ?
Autant de questions que nous avons posé au Dr Delormas (membre de l’ADESSI de l’Isère)
Je dors donc je crois ...
On a mis en évidence la sécrétion d'une hormone de croissance, qui n'a lieu pratiquement que pendant certains stades de sommeil, si ces stades sont supprimés, l'hormone de croissance n'est pas sécrétée. Cette hormone favorise la croissance et la réparation des tissus et cellules usées. Pendant le sommeil (et plus particulièrement le sommeil paradoxal) d'autres fonctions mentales et psychiques s'opèrent : mémorisation, organisation des informations acquises dans la jour -née, résolution des tensions accumulées le jour…
Digérer n’est pas jouer
L'après repas correspond à un “coup de pompe" universel. Toutes les études confirment que ce n'est pas le meilleur moment pour les acquisitions nouvelles, ni pour les activités sportives. C'est le temps de roue libre, de repos, de récupération.
Chacun selon ses besoins
Chez les moins de quatre ans, la sieste est pratiquement physiologique. Une tranche de sommeil est un complément pratiquement indispensable au sommeil de nuit. L'organisation des locaux et du temps de sommeil est à prévoir pour tous les enfants de cet âge aussitôt après le repas et il faudrait que la sieste ne se poursuive pas trop tard dans l'après-midi. Quelques enfants, rares, n'ont plus besoin de dormir : respecter leur différence.
Chez les quatre-six ans, certains n'ont plus besoin, ni envie de dormir. Ils ont cependant besoin de récupérer. Leur proposer avec insistance et conviction la sieste, mais ne pas les forcer. Prévoir une salle pour ceux qui ne dorment pas et pour ceux qui se réveillent au fur et à mesure.
Prévenir
On ne peut pas faire dormir un enfant sur ordre mais on peut favoriser son endormissement…
Adoucir la séparation du coucher, accepter ce qui sécurise (pouce, nounours…).Tout ce qui apporte calme et sérénité est favorable au sommeil. Tout ce qui entraîne stress, excitation, inquiétude nuit au sommeil.
Une recommandation : prévenir l'enfant un peu avant le coucher pour ne pas le couper brusquement de ses activités.
http://www.agiem.fr/faq/position_06.htm
"Aménager les horaires des ATSEM pour que les petits qui déjeunent au restaurant scolaire puissent commencer leur sieste aussitôt la fin du repas. "
Document «Pour une scolarisation réussie des tout petits» - Ministère- DESCO – 2000
«... La sieste organisée dans l'école, pour les enfants qui ont déjeuné à la cantine, doit être située le plus près possible du repas. En effet, pendant la digestion, l'essentiel de l'activité physiologique du tout jeune enfant est détournée vers cette fonction essentielle à sa santé et il serait absurde, au même moment, de la pousser à des jeux animés ou à des courses dans la cour de récréation.»
(...)
Voir cédérom «La Petite section à l’école maternelle» - collection Ecole Maternelle : Les outils de l'AGIEM
http://webpublic.ac-dijon.fr/ia/nievre/maternelle/documents/dejeuner_et_sieste.htm
Des moments sensibles
Déjeuner et sieste
Même si les enseignants de l'école maternelle ne sont pas directement impliqués dans le contrôle du déjeuner pris à l'école, ce moment est si important pour les tout-petits qu'il ne peut être laissé hors du champ de réflexion qui a présidé à la mise en place du projet éducatif les concernant. Le déjeuner des tout petits devrait comporter un menu spécial et être décalé par rapport à celui des autres classes pour mieux s'adapter au rythme des plus jeunes. Il est important qu'ils apprennent à goûter à tout, mais évidemment sans être forcés si l'on ne souhaite pas au contraire susciter des rejets tenaces. L'enseignant est un élément de référence, tout du moins au début de l'année, il rassure les enfants. Le personnel d'encadrement de la cantine est en général stable, et apprend à connaître les enfants. On peut envisager avec lui comment aider du mieux possible les tout petits. Il est utile de prévoir dans ce cas un moment de formation spécifique avec un médecin de santé scolaire ou, éventuellement, un nutritionniste. Tous les enfants ne mangent pas à la cantine, il faut étudier au cas par cas la situation de ceux qui vont manger chez eux. Certains d'entre eux peuvent avoir besoin, au moins provisoirement, de ne pas revenir à l'école l'après-midi. Ils peuvent être repris soit par les parents, soit par une assistante maternelle qui leur permettra de mener une vie plus calme dans un milieu plus intime. Ils peuvent aussi bénéficier, hors de l'école, d'un moment de sieste plus confortable et plus long. S'ils se réveillent assez tôt, on peut imaginer qu'ils reviennent à l'école (l'heure en est déterminée avec la maîtresse).
Tout est modulable dans le courant de l'année, au fur et à mesure que l'enfant grandit, et que son rythme de vie change.
La sieste organisée dans l'école, pour les enfants qui ont déjeuné à la cantine, doit être située le plus près possible du repas. En effet, pendant la digestion, l'essentiel de l'activité physiologique du tout jeune enfant est détourné vers cette fonction essentielle à sa santé et il serait absurde, au même moment, de le pousser à des jeux animés ou à des courses dans la cour de récréation. Les enfants doivent avoir un «endormissement» calme, dont le rituel est parfaitement établi. Là aussi, la maîtresse et l'ATSEM sont les éléments de référence. Les enfants sont déshabillés (on ne dort pas avec sa robe ou son pantalon), leurs vêtements sont regroupés (dans une corbeille par exemple). Quand ils se réveillent, ils s'habillent avec l'aide de l'ATSEM et de la maîtresse. C'est l'un des moments privilégiés pour raconter une histoire, lire un album avec le petit groupe des premiers réveillés.
La surveillance de la sieste peut être assurée par une ATSEM libérant ainsi l'enseignant, soit pour des activités décloisonnées avec d'autres classes si tous ses élèves dorment, soit pour des ateliers ou des activités en petits groupes si une partie de ses élèves ne dort pas. Dans certains cas, l'enseignant ne peut se départir de la surveillance de la sieste. Il peut, toutefois, organiser celle-ci de manière à s'occuper à la fois de ceux qui ne dorment pas (pour des activités silencieuses et calmes) et de surveiller ceux qui dorment.
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