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14 février 2009

école le samedi ou le mercredi : quels enjeux ?

La prise en compte des besoins prioritaires et spécifiques des enfants et des jeunes est une des revendications premières de la FCPE.

C’est pourquoi elle s’est toujours opposée à la généralisation de la semaine de 4 jours, celle qui assure les journées les plus longues et le plus faible nombre de jours de classe d'Europe.

Elle a été confortée dans sa position par les études des spécialistes des rythmes de l’enfant et par les rapports successifs de l’IGEN (Inspection générale de l’Education nationale) de 2000 et 2002 et une étude de l’INSERM de 2001. Elle a notamment produit un argumentaire en février 2001 qui disait très clairement son opposition à la semaine de quatre jours.

Elle a renouvelé son opposition à cette organisation dans des communiqués de presse tout au long de l’année dernière lorsque se discutait la suppression de la classe le samedi matin. Nous nous sommes battus pour que, a minima, le décret du ministre intègre la possibilité de dérogations et l’organisation sur neuf demi journées.

Déjà, lors de la rédaction du projet éducatif de la FCPE, en 1997, nous savions que cela serait difficile et nous écrivions : « Elaborer un projet global d'aménagement des rythmes de vie, centré sur l'enfant et le jeune, demeure une démarche difficile, tant les controverses sont multiples, tant les pesanteurs, qu'elles émanent des enseignants, des parents, des corporatismes ou des égoïsmes, paralysent encore toute volonté novatrice. »

C’est parce qu’il est enfin temps de penser aux enfants et d'en finir avec le monolithisme de la semaine de 4 jours que la FCPE nationale a lancé cette campagne.

Voici des réponses aux arguments les plus fréquemment avancés contre la semaine scolaire continue avec classe le mercredi matin.

- Argument n°1 : La coupure du mercredi est indispensable pour le repos des enfants.

La coupure du milieu de semaine a été mise en place pour permettre aux enfants de suivre une instruction religieuse (article 2 de la loi du 28 mars 1882 sur l’enseignement scolaire) et non pas parce qu’une journée d’interruption du travail scolaire en milieu de semaine s’imposait pédagogiquement. Initialement le jeudi, cette interruption est passée au mercredi en 1972. Entre-temps, en 1969, la durée hebdomadaire avait été réduite à 27 heures, avec libération du samedi après-midi pour les élèves, afin de permettre aux maîtres de se consacrer à leur perfectionnement pédagogique.

Un rapport de l’IGEN en 2000 avançait que : "au-delà du seul confort social du samedi libre, le passage à 4 jours n’apporte pas de réelles modifications sur les pratiques de l’enseignant, ni au demeurant, un confort accru à la vie de l’enfant». De même, les experts réunis par l’INSERM ont également convenu en 2001 qu’il fallait éviter de mettre en place la semaine de quatre jours car « aucun résultat ne plaidait en sa faveur ».

- Argument n°2 : Les enfants réussissent aussi bien avec la semaine de quatre jours.

François Testu, professeur de psychologie à l’Université François Rabelais de Tours, dénonce les « effets catastrophiques de [la semaine de] quatre jours secs. Un week-end a sur les enfants (surtout ceux qui subissent les rythmes de leurs parents qui n’ont pas d’occupations) des conséquences qui durent jusqu’au lundi, voire mardi midi. Ils ont du mal à se remettre au travail. Le vendredi est perturbé à cause d’un phénomène d’aspiration (l’attente du samedi). La semaine des quatre jours casse le rythme des enfants. » Elle perturbe, en effet, davantage les enfants, car ils subissent deux coupures dans leur rythme de vie et d’apprentissage : le jeudi matin reproduisant le même scénario que celui du lundi. Ils ont alors à deux reprises du mal à se réapproprier des comportements d’apprentissage.

En outre, l’organisation sur quatre jours impose aux enfants six heures de classe par jour afin d’atteindre les heures hebdomadaires légales. Cette longueur excessive des journées perturbe encore plus les apprentissages pour des enfants de moins de huit ans et en particulier pour ceux qui sont les plus fragiles. Des journées moins longues sont plus profitables. Au-delà de quatre heures et demi de cours par jour, un enfant n’est plus disponible pour les apprentissages. A quoi sert donc de le garder six heures dans la classe ?

L’idéal serait de ne pas dépasser cinq heures de classe par jour mais, en l’état actuel des choses, cela implique qu’il y ait quatre heures de classe le mercredi, soit plus d’une demi-journée. Or, la réglementation impose de ne pas dépasser neuf demi journées par semaine. Il est possible de dépasser cette difficulté en organisant des journées de cinq heures et quart et une matinée de trois heures le mercredi.

- Argument n°3 : Vous allez perturber l’emploi du temps des enseignants et de leurs enfants.

Ou

Je me suis organisé pour m’occuper de mes enfants le mercredi, vous remettez tout en cause.

Ou

Les enfants ne pourront plus faire d’activités extrascolaires le mercredi.

Le souci de la FCPE est celui de l’emploi du temps de tous les enfants. C’est l’emploi du temps actuel, sur 4 jours, qui perturbe les enfants et leurs apprentissages.

Même s’il faut évidemment faire des compromis pour concilier les obligations familiales et professionnelles avec le respect des rythmes des enfants, c’est plutôt à la société de s’adapter aux besoins des enfants et non à eux de s’adapter à l’organisation de la société, surtout quand celle-ci s’est faite au jour le jour, sans réflexion réelle, en particulier sans réflexion sur les différents temps de l’enfant.

Rien n’empêche le report au samedi matin des activités extrascolaires du mercredi matin. Une majorité des parents étant disponibles, cela pourrait même permettre à un plus grand nombre d’enfants d’en bénéficier, questions financières mises à part.

La France est le seul pays au monde à fonctionner avec une semaine scolaire de quatre jours.

- Argument n°4 : Nous voulons un retour aux 26 heures de classe hebdomadaires et à la classe le samedi matin.

La suppression du samedi matin à l’école pose plusieurs problèmes : celui de la coupure de deux jours trop longue, en particulier pour les enfants en difficulté, la place spéciale du samedi matin, journée allégée, dans le cadre des apprentissages des élèves, mais aussi dans ce qu'il offrait comme place pour le lien entre parents d’élèves et entre parents et enseignants. Ces moments devront être recréés.

Certaines mairies, comme Grenoble, organisent des activités pour les enfants et des rencontres le samedi matin entre les parents et des enseignants volontaires. Nous ne pouvons que les encourager.

La FCPE a dénoncé cette réforme d'adultes et s’est en outre battue tout au long de l’année 2008-2009 contre le passage de 26 à 24 heures de cours hebdomadaires mais elle a eu beaucoup de mal à se faire entendre de l’opinion publique qui restait concentrée sur ce qui a été à l’époque très majoritairement interprété comme une mesure positive.

La fédération continue à revendiquer que soient rendues les heures qui ont été supprimées à tous les enfants pour mettre en place une « aide individualisée » sur laquelle il y a beaucoup à redire. Les enseignants qui s’opposent à cette mesure soulignent d’ailleurs eux-mêmes que la demi-heure d’aide individualisée quotidienne vient encore alourdir une journée déjà indigeste. Cette « aide individualisée » sert surtout à brouiller des pistes et à supprimer des RASED devenus ipso facto inutiles selon le ministre.

La FCPE demande donc le retour à 936 heures de classe dans l’année mais réparties différemment, dans l’intérêt des enfants. Pour ne pas alourdir les journées, cela peut s’envisager soit en revenant à l’école le samedi matin, soit en allongeant l’année scolaire avec un raccourcissement des vacances d’été.

Actuellement, les textes officiels (article 10 du décret n° 90-788 du 6 septembre 1990 modifié, circulaire n° 2008-082 du 5 juin 2008) laissent une petite marge de manœuvre dérogatoire pour l’organisation de la semaine, qui peut être conçue sur neuf demi-journées au lieu de huit, à l’exclusion du samedi matin et en ne dépassant pas 6 heures de classe par jour (ce qui est déjà beaucoup trop). Pour ne pas en rester à la semaine de quatre jours, la FCPE a lancé cette campagne à partir de ce que rendent possible les textes officiels.

- Argument n°5 : Qu’allons-nous faire des enfants à partir de 15h30 ?

La FCPE n’a jamais dit ou écrit que les enfants devaient quitter l’école à 15h30, au contraire. C'est bien dans le but d'organiser "l'après école" ou la pause méridienne que la FCPE revendique une large concertation avec les communes, pièces maîtresses du dispositif.

Aménager les rythmes de vie des enfants, c'est intégrer dans leur globalité, tous les temps : temps familial, temps scolaire, temps périscolaire, temps personnel, temps libre. Proposer un aménagement du temps de l’enfant revient donc à repenser la journée scolaire dans sa globalité : de l’accueil du matin, jusqu’à la garderie du soir (ou l’étude) en passant par la cantine et la journée de classe : pour l’enfant cette journée fait un tout !

L’organisation de la journée est quasiment restée inchangée depuis la fondation de l’Ecole publique, alors que cette question est posée comme essentielle par les chronobiologistes en matière d’aménagement des rythmes de l’enfant : quantité de sommeil, récupération, pics de vigilance et coups de fatigue sont autant de facteurs qui influent sur la disponibilité des élèves face aux apprentissages.

Il faut que la journée scolaire soit repensée et réorganisée en tenant compte des rythmes des enfants selon leur âge, réduite à moins de 6 heures, avec une possibilité de reprise plus tardive dans la journée (allongement de la pause méridienne).

Nous avons appelé les parents d’élèves à se saisir de cette question en conseil d’école en leur donnant les éléments qui sont ceux de la recherche. Nous n’imposons rien mais nous dénonçons la généralisation à marche forcée de la semaine scolaire de quatre jours, condamnée par tous comme la pire organisation hebdomadaire.

Si nous incitons les conseils locaux à aborder cette question en conseil d’école c’est bien parce que la situation doit être appréciée localement, en concertation avec l’ensemble des partenaires. Ceux-ci ne se limitent pas aux enseignants, il est indispensable d’associer à la discussion les mairies (qui auront à s’engager financièrement) et les associations complémentaires de l’Ecole pour l’organisation du temps périscolaire.

Tout projet d’aménagement des rythmes doit aussi tenir compte du lieu où les enfants vivent (zone urbaine ou zone rurale…) du temps du transport scolaire parfois relativement long auquel ils sont soumis.

Pour ce qui est des mairies qui ont mis en place un accueil périscolaire le mercredi, le report de cet accueil du mercredi matin aux autres jours de la semaine ne leur coûtera pas plus cher. On peut estimer que le surcoût portera sur le nombre d’enfants supplémentaires restant déjeuner à la cantine le mercredi par rapport à l’existant.

- Argument n°6 : Ce sont les conseils d’école qui ont choisi.

Justement non ! C’est l’argument qu’avance Xavier Darcos mais son décret a été publié le 18 mai 2008 et la circulaire d’application le 5 juin. Ainsi, les conseils d’école n’ont pas eu le temps de prendre connaissance de ces textes, de discuter d’un aménagement des rythmes, de rédiger des projets, et de les soumettre à l’IEN puis à l’IA avant la fin de l’année scolaire.

De plus, de nombreux inspecteurs d’académie ont refusé l’été dernier d’accorder des dérogations à des écoles qui avaient pourtant présenté un projet. C’est ainsi que cette année, même les écoles qui fonctionnaient sur quatre jours et demi avec mercredi matin jusqu’à l’an dernier sont majoritairement passées à la semaine de quatre jours.

C’est aussi ce qui a conduit l'AMF (Association des maires de France) à refuser la suppression du samedi matin et à demander jusqu'au jour de la rentrée que le ministre revienne sur sa décision ou au moins y sursoie.

- Argument n°7 : Vous faites le jeu du ministre.

Ou

Il y a d’autres combats à mener avant.

Xavier Darcos a cru désamorcer notre campagne en faisant une déclaration le jour même de notre conférence de presse pour dire qu’il n’avait « rien contre » la semaine de quatre jours et demi. En fait c’est lui qui a, de fait, imposé la généralisation de la semaine de quatre jours à la rentrée dernière (voir plus haut).

Une nouvelle fois, nous sommes face à un double discours. Le mécanisme est le même que lorsqu’il a prétendu prendre en charge la difficulté scolaire en instaurant les deux heures d’aide individualisée avant de supprimer les postes réellement dédié à la difficulté scolaire, ceux des RASED. Maintenant, le ministre prétend être favorable à la semaine continue sur neuf demi journées, alors que c’est lui qui a, de fait, imposé la généralisation de la semaine de quatre jours.

Comme le disent les enseignants « désobéisseurs », la semaine de 4 jours est, avec la baisse du nombre d'heures hebdomadaires, les suppressions massives de postes et les reformes rétrogrades des programmes, l’un des moyens de la destructions méthodique et délibérée de l'Ecole primaire. Il nous faut tous les remettre en cause !

14 septembre 2008

Réforme Dangers

Tous les conseils d'école doivent se réunir en ce début d'année pour valider les nouveaux horaires des écoles primaires et la mise en place des 2 heures de soutien. La FCPE91 suggère que les élus FCPE propose une motion et soit refusent de prendre part au vote soit votent contre. Ce vote doit être accompagné d'une motion. Un projet de texte vous est proposé ci-dessous que vous pouvez adapté à la situation de votre école. Ce texte est à lire en conseil d'école. Il doit être annexé au procès-verbal. L'afficher et le diffuser largement.

Pour information, vous trouverez les nouveaux horaires et programmes d'enseignement de l'école primaire à l'adresse : http://www.education.gouv.fr/bo/2008/hs3/default.htm

Vous pouvez trouver un dossier sur ce sujet sur le site de la FCPE nationale : http://www.fcpe.asso.fr/ewb_pages/p/primaire2115.php

Motion proposée :

Motion proposée par les parents élus FCPE de l'école xx au conseil d'école du XXX 2008
Nous, parents FCPE, sommes très inquiets !
Des décisions importantes pour la scolarité de nos enfants ont été prises sans concertation avec les enseignants, parents et collectivités locales par le ministère de l'éducation nationale.

L'enfant doit rester au centre du système éducatif.

Les parents FCPE demandent le rétablissement des heures de cours supprimées (576 h sur tout le primaire)
Les parents FCPE demandent une véritable concertation sur l'organisation du temps scolaire.
Les parents FCPE demandent la mise en place d'un vrai soutien scolaire et l'intégration de ces heures sur le temps scolaire.
Les parents FCPE, demandent le renforcement des moyens du RASED pour les enfants en difficultés.

Nous refusons les choix proposés pour les 2 heures de soutien qui alourdissent la journée des élèves les plus fragiles.

Fin à adapter
Les parents FCPE élus refusent de prendre part au vote sur la proposition de répartition des heures de soutien.
ou
Les parents FCPE élus votent contre la proposition de répartition des heures de soutien.

Par ailleurs, veuillez trouver ci-dessous un article du Monde :

École : la réforme contestée au nom des rythmes de l'enfant
LE MONDE 08.09.08 15h50 • Mis à jour le 08.09.08 18h58

"Le ministre de l'éducation, Xavier Darcos, affiche sa sérénité face à une rentrée sans heurts notables. Mais il s'apprête à faire face à une campagne de longue haleine à l'encontre du réaménagement du temps scolaire induit par la suppression des cours du samedi matin à l'école primaire. Le respect des rythmes de l'enfant nourrit les contestations les plus vives contre cette réforme qui, depuis la rentrée, a fait passer l'horaire des élèves de 26 heures à 24 heures par semaine.

SUR LE MÊME SUJET
Entretien "La chronobiologie n'est pas une spécialité française"
Son Gérard Aschieri : "Les syndicats veulent se battre"


RÉFÉRENCES
Les horaires des écoliers ont beaucoup changé depuis le XIXe siècle.

1894 1 338 heures de cours réparties sur 223 jours de classe, soit 30 heures sur cinq jours.

1922 1 260 heures sur 210 jours. Les vacances d'été passent de six à huit semaines.

1938-1939 1 128 heures dans l'année réparties sur 188 jours de classe. Création des vacances de Noël.

1969 Passage à 27 heures hebdomadaires, pour libérer le samedi après-midi.

1989. 936 heures pour les élèves, dont l'horaire passe à 26 heures, la 27e heure devient une heure de concertation entre maîtres d'une même école.

2008 24 heures hebdomadaires sur 36 semaines, soit 840 heures en tenant compte des jours fériés, auxquelles s'ajoutent deux heures par semaine pour les élèves en difficulté.

Les opposants, associations et réseaux pédagogiques en tête, tentent d'alerter l'opinion sur les dommages que comporte à leurs yeux la quasi-généralisation de la semaine de quatre jours.

Dans la grande majorité des écoles, la réforme se traduit en effet par l'instauration d'une semaine de quatre jours, même si rien dans les textes n'interdit d'opter pour quatre jours et demi, avec des cours le mercredi matin. Les critiques portent aussi sur la pertinence de l'aide individualisée de deux heures par semaine qui, à partir d'octobre, doit être dispensée en petits groupes aux enfants les plus en difficulté. Selon les critiques, aucun des moments prévus pour cette aide (tôt le matin, à la mi-journée ou après 16 h 30) ne paraît approprié aux possibilités des élèves en difficulté.

Tout au long de l'année scolaire passée, les contestations avaient surtout visé les nouveaux programmes (également appliqués en cette rentrée). Mais un appel intitulé "Rythmes scolaires à l'école primaire : évitons la catastrophe !", lancé en juin sous l'égide de la revue les Cahiers pédagogiques, a recueilli, depuis, 6 700 signatures. Cet appel, auquel ses initiateurs veulent maintenant donner "plus de visibilité", avait été lancé après la publication, dans Le Monde du 29 mai, d'un texte dénonçant un "Munich pédagogique".

JOURNÉES TROP LONGUES

Son auteur, l'historien Antoine Prost, ancien collaborateur du ministre socialiste de l'éducation Alain Savary et de Michel Rocard, semble vouloir jeter tout son poids dans la balance. Avec le professeur Hubert Montagner, ancien directeur de recherches à l'Inserm et spécialiste des rythmes de l'enfant, M. Prost était la tête d'affiche d'une conférence de presse tenue le 3 septembre dans les locaux des Cahiers pédagogiques, avec la participation des syndicats SNUipp-FSU et SGEN-CFDT. Enlever deux heures d'enseignement est "une véritable bêtise", a soutenu M. Prost, selon qui "le grand malheur de ce ministère, c'est qu'il ne mène aucune recherche pédagogique (...) et va même jusqu'à traiter les chercheurs en sciences de l'éducation comme des brebis galeuses". Soulignant que "les journées de six heures sont trop longues pour les enfants en difficulté", M. Montagner a, quant à lui, estimé que la durée du temps scolaire devrait être modulée en fonction de l'âge et que les points forts de l'apprentissage devraient être réservés aux moments où la vigilance est la meilleure : en milieu de matinée et en milieu d'après-midi. M. Montagner a cité en exemple la ville de Brest où un large débat avec l'ensemble de la communauté éducative a permis de revenir sur la semaine de quatre jours en rétablissant le mercredi matin et en allégeant les horaires des autres journées.
"Notre objectif est de remettre la question des rythmes scolaires sur la table et de convaincre l'opinion publique des dangers de cette mesure imposée unilatéralement", a expliqué Patrice Bride, secrétaire général des Cahiers pédagogiques. "Il ne s'agit plus, a précisé Thierry Cadart, secrétaire général du SGEN-CFDT, de remettre en cause la suppression du samedi matin - aucun syndicat n'est prêt à demander son rétablissement - mais de réfléchir avec les spécialistes de ces questions à la meilleure organisation possible pour les enfants."
L'idée d'une conférence nationale sur la question des rythmes scolaires a été lancée et les protagonistes de cette campagne réclament tous un premier bilan rapide des nouvelles mesures."

8 juin 2008

Maternelles : ce qui va changer !!!

"...ce changement des programmes signifie que les enfants seront censés savoir lire en juin en Grande Section aussi bien qu’actuellement en mars au CP !"

"l’objectif de la maternelle dès 5 ans, à partir de la prochaine rentrée, sans qu’aucune expérimentation préalable ait été organisée (ne serait-ce que pour estimer la balance bénéfices/risques de ce choix). Où est le principe de précaution ?"

"On se préparera à lire dès la moyenne section !"

Extraits de "Projets de programmes de l'école : attention, danger pour les enfants de maternelle !" par André Ouzoulias

10 mai 2008

Chagrin d'école, ce n'est pas fini !!!!

Projets de programmes de l'école : attention, danger pour les enfants de maternelle !

"En présentant le projet de nouveaux programmes pour l’école primaire, le 20 février dernier, le ministre de l’éducation nationale, M. Darcos, a indiqué qu’il souhaitait entreprendre à travers eux une « véritable révolution culturelle ». Si on en juge par les changements apportés par ce projet dans le domaine essentiel de l’apprentissage de la lecture, il s’agit bien de cela. Hélas, car le ministre s’apprête ainsi à rompre brutalement avec une tradition pédagogique française née au temps des lois laïques de Jules Ferry.
Dans le passé, certaines révolutions ont apporté un progrès qui ne parvenait pas à se réaliser par des évolutions plus graduelles. Ce n’est assurément pas le cas de celle qui nous est annoncée. Elle risque au contraire d’engendrer davantage d’échecs, de produire plus d’inégalités et de plonger nombre d’enfants, de parents et d’enseignants dans l’angoisse et la souffrance. «Chagrin d’école » (1) commencera dès la maternelle."

Appel à mobilisation le 15 mai !!!!

30 mars 2008

Réforme de l'école primaire 2008


"La réforme de l'enseignement primaire, annoncée par le ministre de l'Education nationale, comprend trois volets :

  1. Une nouvelle organisation du temps scolaire, avec une réduction de la semaine de classe de deux heures ;
  2. La mise en place de soutien scolaire pour les élèves en difficulté ;
  3. De nouveaux programmes.

Tout reste encore bien flou... La concertation n'a pas eu lieu.

pour aller plus loin dans la réflexion dans les domaines suivant
(cliquer sur le lien du titre !!!) :

Organisation du temps scolaire
Soutien scolaire aux élèves en difficulté
Nouveaux programmes
Ressources documentaires et liens utiles

Communiqué FCPE nationale