Tout au long de l’année, combien d’enfants à la rue... pour ces professeurs non remplacés ? Combien d’élèves mis en danger pour ces heures non assurées ? Combien d’usagers dégoûtés par le manque de moyens déployés ?
Pendant ce temps, Monsieur le Ministre s’acharne contre vents et marées à maintenir un service minimum d’accueil, allant jusqu’à solliciter le soutien rémunéré des fédérations de parents… (une manière déguisée de re-subventionner les fédérations bien obéissantes ?). La FCPE n’est pas une briseuse de grève et ne jouera pas les pompiers pour sauver un service minimum d’accueil qui, à l’évidence, ne fonctionne pas.
La vraie solution, pour ne pas gêner les parents les jours de grèves… est d’éviter la grève… Pour cela une seule solution : la discussion, la concertation, la négociation !
Nous ne nous laisserons pas abuser par ce chiffon rouge que vous agitez. Nous voulons parler des vrais problèmes qui se posent aux parents. Ces parents qui scrutent l’horizon de leurs enfants dans l’espoir d’y voir un avenir meilleur. Dans l’opacité des réformes annoncées, ils ne distinguent rien. Alors, ils sont inquiets.
Ils ont exprimé cette inquiétude, avec leurs partenaires de la communauté éducative : plus de 80 000 personnes le 19 octobre à Paris. Pour toute réponse : le mépris !
A nouveau, dans les départements, le 20 novembre, ils se sont mobilisés… A nouveau le mépris ! Ce n’est pas pour les rassurer.
Et les parents se mobilisent encore pour crier leur désarroi le 10 décembre prochain sur tous les territoires avec leurs enfants, avec les enseignants, avec les associations partenaires de l’Ecole …
Dans le même état d’esprit et avec la même détermination, en compagnie des maires de France et des directeurs de l’éducation des Villes, nous demandons l’abrogation de la loi sur le SMA ou, à tout le moins, sa révision complète et en profondeur, ainsi que l’abrogation de l’article 89 concernant le financement des écoles privées par les communes.
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